La loi sur la rénovation du dialogue social transpose à la Fonction publique les nouvelles règles de représentativité appliquées progressivement aux organisations du secteur privé. Dans un cas comme dans l’autre il s’agit d’assurer un supplément, voire un quasi monopole de légitimité aux syndicats avec lesquels le patronat ou l’administration entendent «négocier ». Si dans les entreprises, la primauté est assurée pour les seules CFDT et CGT, dans l’Education nationale c’est entre la FSU et l’UNSA que les choses seront censées se jouer... Les autres, Sud éducation compris, risquent fort de passer à la trappe... Cela réjouira certainement un certain nombre de fins négociateurs, mais cela risque fort d'entraver les actions d'un syndicat de lutte comme le nôtre.

         La représentativité globale des organisations dans notre secteur s’évaluera en effet à l’aune d’une nouvelle instance dans laquelle l’ensemble des personnels sera représenté, le comité technique ministériel (CTM). Au niveau local, nous parviendrons peut-être à conserver notre audience dans certaines commissions paritaires ou consultatives, voire à l’augmenter, à être «représentatifs » comme nous le sommes aujourd’hui par notre présence dans ces instances locales, mais à l’échelle nationale et dans un cadre inter catégoriel nous sommes à l’évidence pénalisés par la fragilité de notre implantation (dans certaines académies, dans certains corps, ...).

         Nous n'oublierons pas de noter ici que notre ministère s’est singularisé en organisant une procédure de vote totalement informatisée. Cette modernité affichée est certainement une bonne nouvelle pour la société de l’ineffable Thierry Breton, Atos origin integration, qui a raflé le contrat (5 € par vote, coût estimé de l’opération), pas pour la «démocratie» car les ratés et les bugs informatiques se sont succédés tout au long de la mise en place de ce scrutin. Et nous pouvons craindre que ce ne soit pas fini...

 

Bref, pour notre syndicat, ce scrutin est un exercice à haut risque.

Face à ce qui est, pour nous, une tentative de faire disparaître les «petits» (mais costauds) syndicats, nous ne saurions trop vous conseiller de  voter pour les listes Sud éducation !!!

Par Sud éducation - Publié dans : election
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 11:12
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Commentaires

Les enseignants ont choisi.
Leur vote démontre qu'ils ne souhaitent pas contribuer à l'éclatement syndical et qu'il est temps pour les petits syndicats, s'ils veulent être entendus, d'intégrer les plus importants.
Cela ne signifiera certainement pas la fin des idées qu'ils portaient jusqu'ici, mais plutôt la possibilité de voir leurs propositions discutées par un plus grand nombre. C'est ainsi que fonctionnent les organisations démocratiques.
Refuser ce choix, c'est rentrer un peu plus dans un isolationnisme inefficace et prendre le risque de renforcer encore la parole du ministère.
A vous de choisir !
Commentaire n°1 posté par Poil à gratter le 07/12/2011 à 09h08

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