Partager l'article ! Elections professionnelles: c'est parti !: La loi sur la r ...
La loi sur la rénovation du dialogue social transpose à la Fonction publique les nouvelles règles de représentativité appliquées progressivement aux organisations du secteur privé. Dans un cas comme dans l’autre il s’agit d’assurer un supplément, voire un quasi monopole de légitimité aux syndicats avec lesquels le patronat ou l’administration entendent «négocier ». Si dans les entreprises, la primauté est assurée pour les seules CFDT et CGT, dans l’Education nationale c’est entre la FSU et l’UNSA que les choses seront censées se jouer... Les autres, Sud éducation compris, risquent fort de passer à la trappe... Cela réjouira certainement un certain nombre de fins négociateurs, mais cela risque fort d'entraver les actions d'un syndicat de lutte comme le nôtre.
La représentativité globale des organisations dans notre secteur s’évaluera en effet à l’aune d’une nouvelle instance dans laquelle l’ensemble des personnels sera représenté, le comité technique ministériel (CTM). Au niveau local, nous parviendrons peut-être à conserver notre audience dans certaines commissions paritaires ou consultatives, voire à l’augmenter, à être «représentatifs » comme nous le sommes aujourd’hui par notre présence dans ces instances locales, mais à l’échelle nationale et dans un cadre inter catégoriel nous sommes à l’évidence pénalisés par la fragilité de notre implantation (dans certaines académies, dans certains corps, ...).
Nous n'oublierons pas de noter ici que notre ministère s’est singularisé en organisant une procédure de vote totalement informatisée. Cette modernité affichée est certainement une bonne nouvelle pour la société de l’ineffable Thierry Breton, Atos origin integration, qui a raflé le contrat (5 € par vote, coût estimé de l’opération), pas pour la «démocratie» car les ratés et les bugs informatiques se sont succédés tout au long de la mise en place de ce scrutin. Et nous pouvons craindre que ce ne soit pas fini...
Bref, pour notre syndicat, ce scrutin est un exercice à haut risque.
Face à ce qui est, pour nous, une tentative de faire disparaître les «petits» (mais costauds) syndicats, nous ne saurions trop vous conseiller de voter pour les listes Sud éducation !!!